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L’Artisan Tatoueur – Travail sur mesure

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L’Artisan Tatoueur se trouve avenue de Verdun à Biarritz. Plus qu’un simple salon de tatouage, cet endroit est un vrai cocon. Dès qu’on franchit le portail menant sur le jardinet, on entre dans un lieu reposant. Emilie et Roberel ont tout fait pour qu’on se sente à notre aise et c’est réussi. Nous avons donc pris le temps de leur poser quelques questions afin qu’elles présentent ce lieu hors du commun et surtout qu’elles se présentent à vous.

Beachbrother : Salut, pourriez-vous vous présenter et expliquer votre parcours avant d’arriver ici ?
Emilie : Bonjour, moi c’est Émilie, je m’occupe de faire tourner la boutique car je ne tatoue pas donc j’accueille les clients, je fais un peu de com, j’essaie d’analyser au mieux les projets de chacun et je travaille donc en binôme avec Roberel.
Roberel : Bonjour, moi c’est Roberel je tatoue depuis 8 ans maintenant. Jusqu’à présent c’était surtout sur Paris et de temps en temps en guest à Montréal, depuis 4 – 5 ans. On a décidé de s’installer sur Biarritz pour découvrir un autre endroit de la France. On recherchait un endroit avec la montagne et la mer, et ici on c’est dit que c’était parfait.
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Beachbrother : Est-ce que vous pourriez nous expliquer le concept de cet endroit ?
Roberel : Pour se faire tatouer avec moi, je pars du principe qu’il faut une histoire à raconter. Sur Paris je faisais 5 à 6 tatouages par jour avec pour chacun un rendez-vous au préalable afin de raconter cette histoire justement mais ça faisait énormément de travail et je n’arrivais pas à accorder, selon moi, suffisamment de temps pour discuter avec les gens.
On est donc parties de ce constat là en se disant qu’il fallait désormais s’offrir ce temps qui nous manquait, changer de tempo. Ici, c’est donc un lieu où on prend son temps. La personne vient avec une idée plus ou moins précise. Ça peut être une chanson, un poème, un thème, un thème plus un adjectif comme par exemple la mer et quelque chose de plutôt viril ou de poétique. J’essaie de voir qui est la personne, son moment présent, son passé et vers quoi elle veut aller. Avec tout ça je commence à composer un dessin. Environ une semaine avant le tatouage je fais revenir la personne pour lui montrer le dessin, voir son ressenti et parfois la personne peut apporter une petite modification pour vraiment s’approprier le tatouage.
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Beachbrother : Ça fait combien de temps que tu tatoues ?
Roberel : Ça fait maintenant 8 ans que je tatoue.

Beachbrother : Comment tu es tombé dedans ?
Roberel : Je suis tombé dedans complètement par hasard. J’étais dans la pub pendant longtemps en tant que graphiste, puis j’ai été directrice artistique, ça m’a beaucoup amusée car c’est un milieu que je ne connaissais pas, mais ennuyeux au bout d’un certain temps. Je n’avais pas assez de matière, ça manquait d’âme et de relationnel avec les gens. J’ai donc pris 2 mois sabbatiques durant lesquels j’ai voyagé. J’ai fait la rencontre d’une tatoueuse, Stephanie Tamez, à New York, une fille extra. Elle m’a montré son travail et elle m’a aussi tatoué, ça devait être mon deuxième ou troisième tattoo. Elle m’a tatoué sur le poignet, je pouvais donc vraiment voir le processus et c’est là que le déclic c’est fait. C’était évident, je savais me servir de cette machine. Je suis rentrée, j’ai tout plaqué et j’ai cherché un apprentissage.

Beachbrother : Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce métier ?
Roberel : C’est la liberté et la rencontre. C’est vraiment ça qui me plaît. C’est d’essayer de retranscrire ce que les gens ont en tête, les histoires qu’ils ont à raconter. En fait ce qui me plaît ce sont les histoires. Pouvoir retranscrire en images les pensées des gens et les surprendre en leur présentant le résultat c’est ce qui me plaît le plus.

Beachbrother : T’as un style de tatouage que tu aimes faire ?
Roberel : J’aime bien travailler la ligne, le dotwork, la gravure mais la particularité c’est la clarté de ma ligne. C’est-à-dire qu’elle est très fine. On remplit peu, c’est très épuré et très fin.

Beachbrother : Est-ce que t’as un tatouage qui t’a marqué dans ta carrière ?
Roberel : Oui, il y en a beaucoup et ce ne sont pas forcément les plus grandes pièces. J’ai eu des pièces très importantes qui m’ont marqué car le sujet m’a plu bien évidemment mais c’est tout à fait possible que pour une simple petite étoile, si la personne y met beaucoup et qu’il y a une vraie symbolique pour elle, je prenne autant de plaisir après en découvrant la joie de la personne. Ce qui compte en fait, c’est de trouver le motif pour la personne, qu’il soit grand ou petit.

Beachbrother : T’as une technique particulière quand tu dessines ?
Roberel : Non je suis assez basique. J’utilise le critérium et des petits feutres, vraiment le basique.
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Beachbrother : Qu’est-ce qui t’inspire ?
Roberel : Je suis très inspirée par l’art inuit. Leurs estampes, leurs manières 1D – 2D maximum, leur travail en aplat et ça parle de légendes sur des éléments comme l’eau, la mer, les animaux. C’est quelque chose qui me suit depuis que j’ai 8 – 9 ans donc c’est ce qui m’influence le plus.

Beachbrother : Est ce que tu as un rituel particulier quand tu dessines ?
Roberel : Ici je suis très bien. Pour la première fois, j’ai un vrai espace atelier où je peux tatouer et dessiner donc c’est essentiellement ici que je dessine. J’aime bien être seule. Pendant longtemps je pouvais croquer à l’extérieur mais maintenant j’ai besoin d’être isolée avec un peu de musique mais sans plus.
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Beachbrother : Est-ce qu’il y a des tatoueurs qui t’inspirent et t’impressionnent dans leurs réalisations ?
Roberel : Je suis très peu influencée par l’univers du tatouage comme je ne viens pas directement de ce milieu et que le déclic c’est fait par l’art visuel. Pour moi c’était juste un changement de support. Je viens du monde du dessin, qui m’a mené à la pub puis ensuite à la déco. Au lieu d’utiliser du papier ou du tissu, maintenant j’utilise la peau.
Il y a quelques tatoueurs que j’apprécie humainement et que j’admire beaucoup par leur travail comme Léa Nahon, Lionel Out Of Step et Stéphanie Tamez forcément.

Beachbrother : Comment ça se passe lorsque quelqu’un arrive ici pour se faire tatouer la première fois ?
Emilie : Il y a autant de scénarios différents que de personnes. J’essaie de comprendre l’état d’esprit de la personne, analyser sa demande et pourquoi elle veut se faire tatouer. L’important c’est que les gens ne se fassent pas tatouer à la va-vite. Quand les gens arrivent avec un projet personnel, je suis également là pour les rassurer. Ils sont toujours légèrement angoissés par rapport à la douleur et au temps que ça va prendre.
On a donc essayé de créer un petit cocon pour que les gens se sentent rassurés, on n’est pas là pour les impressionner. Lorsqu’on voit les gens ressortir de leur tatouage, ils sont détendus et souriants et ça c’est quelque chose de très gratifiant pour nous.
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Beachbrother : C’est quoi les projets de L’Artisan Tatoueur ?
Emilie & Roberel : À l’avenir, on va continuer à bien faire ce qu’on sait faire et mettre en avant le travail de Roberel. On va faire quelques petites collaborations avec des amis uniquement, inviter quelques guests de manière très ponctuelle. On ne fera que des petits projets dans ce genre. On ne va pas multiplier les projets, on reste focalisées sur notre fonction première qui est faire du tattoo et surtout de prendre du plaisir.

Retrouvez l’Artisan Tatoueur sur Facebook et leur site internet pour plus d’informations.




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